France-Algérie, la guerre sans fin

France-Algérie, la guerre sans fin

avril 2021

La Mémoire entretient un rapport trouble avec le présent. Vindicative, absolue dans sa volonté de parole, elle se soutient souvent d’un ordre moral nécessaire pour se protéger de la vérité : celui qui sépare les bons et les méchants. Mais ce devoir de mémoire rend-il vraiment justice aux générations qui en héritent ou sert-il seulement le récit national d’une Histoire que l’on voudrait effacer ? Le jugement moral a marqué  au fer rouge les générations à naitre, inculqué la honte, la haine, et la terreur du silence sur la fabrique de nos origines. Nos pères abattus sur les terrains de guerre, nos pères revenus de là-bas tarés ou mutiques dans la déchéance de leur humanité, nos pères sans mots pour dire l’indicible. En France, nous sommes les héritiers du silence, mais nous sommes surtout des héritiers des guerres du 20è siècle. En mai 68, la jeunesse a dansé sur des cadavres à ciel ouvert.

Dans la guerre d’Algérie, il y a la légitimité d’une guerre d’Indépendance qui n’a pas cessé de répandre son obscénité sur ses enfants : ceux des fellaghas, ceux des harkis, ceux des pieds-noirs, ceux des appelés français et des engagés. Nous sommes les héritiers d’une paix improbable encore en 2021. C’est pourquoi dans ce numéro, nous voudrions interroger la mémoire des Algériens et des Français et ouvrir un territoire de rencontres fraternelles.

« Écrire, c’est se placer dans cette distance qui nous sépare de la mort et de ce qui est mort. En même temps, c’est ce en quoi cette mort va se déployer dans sa vérité. » Foucault Le beau danger, 2011.

                                   « FRANCE-ALGÉRIE, LA GUERRE SANS FIN  »

Je suis un héros, j’ai jamais tué un bougnoulentretien avec Claire Tencin 

Une guerre sans finentretien avec Bertrand Leclair

La solitude de la fleur blanche de Annelise Roux (fille de pieds-noirs)

Vous aussi participez : contact@ardemment.fr

Après validation, les contributions seront mises en ligne et les lecteurs pourront réagir. À la clôture de ce numéro en ligne, ardemment édition travaillera à sa publication en donnant aussi sa place aux commentaires qui nous auront paru les plus constructifs.

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